Bouge Ta Boîte : le réseau business féminin bienveillant et exigeant

Bouge Ta Boîte : le réseau business féminin bienveillant et exigeant

Elles sont entre 15 et 20 entrepreneures à se réunir tous les 15 jours au centre d‘affaires AMADEUS à Aix-en-Provence pour se soutenir, se donner des conseils, et surtout, faire prospérer leur activité.

Elles, ce sont les membres de Bouge ta Boîte, un réseau business féminin créé par une femme, Marie Eloy, pour des femmes.

Le but : gagner en stratégie, développer son chiffre d’affaires et accroître son leadership. Et ça marche, puisque les membres de Bouge Ta Boîte vivent toutes de leur activité.

Et la formule plaît car en un peu plus d’un an d’existence, le réseau d’origine bretonne a essaimé dans toute la France. Aujourd’hui, Bouge ta Boîte ce ne sont pas moins de 1 700 membres, 50 coordinatrices dans 39 villes et plus de 500 événements par mois, ainsi que des partenariats avec la BPI, AXA, BNP Paribas, etc.

Caroline Szmukler, la boosteuse du groupe d’Aix-en-Provence de ce début d’année 2021 s’est volontiers prêtée au jeu de l’interview pour nous en dire plus. Elle est elle-même adhérente et a pris l’initiative d’animer ce groupe pour 6 mois.

D’où vous vient cette énergie ? Quelle est l’origine du projet et sa raison d’être ?

Marie Eloy, sa fondatrice, est déjà elle-même pleine d’énergie !

Il s’agit d’un réseau français et féminin. Féminin, car Marie Eloy s’est rendue compte, tout au long de son propre parcours, que beaucoup de femmes ne vivaient pas de leur activité. Elle avait déjà créé Femmes des Territoires, une association d’entraide entre femmes basée en Bretagne. Bouge ta Boîte est arrivé après, et a pris racine dans le sud en 2018.

L’énergie de ce réseau repose sur elle, mais aussi sur les personnes dont elle s’est entourée et sur les méthodes et outils qu’elle a su mettre en place, au service de l’entrepreneuriat féminin.

Le groupe Bouge ta Boîte d’Aix-en-Provence, réuni dans le patio du Centre Amadeus

Comment  vous positionnez-vous par rapport aux associations professionnelles d’entraide entre femmes ?

Bouge Ta Boîte est une société et non une association, c’est ce qui lui permet de se positionner différemment. Je n’ai pas, personnellement, « testé » l’accompagnement de ces associations. En ce qui me concerne, j’ai choisi d’intégrer Bouge Ta Boîte essentiellement parce que je voyais passer des informations à son sujet dans mon réseau, notamment sur LinkedIn.

En ce qui me concerne, je me suis sentie en phase avec l’accent porté sur le business par Bouge Ta Boîte, quand d’autres organismes mettent l’accent sur l’entraide. Néanmoins, il est tout à fait possible d’appartenir à plusieurs réseaux d’affaires et c’est mon cas.

Quel genre de femme tape à votre porte ? Besoins particuliers, secteurs, profil… Qu’ont-elles en commun ?

Concernant les profils, je constate qu’il y a autant d’auto-entrepreneures et de TPE individuelles que de personnes issues de TPE/PME de 20 ou 30 salariés.

Concernant les secteurs, à peu près tous les domaines sont représentés. Je suis avocate, et lors de notre réunion d’aujourd’hui étaient présentes une graphiste, la représentante d’une agence de communication, une agente immobilière, une agente AXA, une sophrologue, une secrétaire externalisée, mais aussi la représentante d’une société de garde d’enfants à domicile, et une experte comptable. J’ai observé le même phénomène en Provence et ailleurs en France : il n’y a pas un secteur ou un métier qui prévaut, c’est très varié.

Enfin, les entrepreneures nous trouvent via leur propre réseau professionnel car, lorsqu’on est adhérente, donc « bougeuse », il nous incombe d’inviter d’autres personnes, et de participer ainsi à la notoriété croissante de Bouge Ta Boîte, qui fournit également des supports de communication –kakémono, page LinkedIn, flyers, stand sur un salon, logos… – pour se faire. C’est le propre d’un réseau : plus nous sommes nombreuses, plus il sera efficace.

D’ailleurs, nous abordons précisément ce point dans certains de nos webinaires. Nous partageons beaucoup d’informations entre nous. C’est de cette façon que je suis entrée en contact avec d’autres avocates basées ailleurs en France et nous nous entraidons ainsi.

Comment se déroulent vos réunions ?

Nos réunions, les BougeUP, se déroulent en milieu de journée. Passé l’accueil des invitées éventuelles, je rappelle le déroulé de la réunion et, à tour de rôle, nous indiquons notre « météo du jour » par un adjectif, c’est-à-dire notre humeur. Ensuite, nous faisons chacune un pitch*, puis s’ensuit une présentation métier : pendant 10 minutes, une des adhérentes nous présente son métier, puis répond aux questions pendant 10 minutes supplémentaires.

S’ensuit le « coup de boost » qui permet d’aborder ce dont nous avons besoin pour notre prévisionnel. En effet, ce sujet fait souvent cruellement défaut chez les entrepreneures.

Enfin, nous terminons par un brainstorming qui dure 30 minutes tout au plus sur un sujet proposé par une des boosteuses. Aujourd’hui par exemple, nous avons choisi de traiter de la problématique suivante : savoir dire non à un client. De cette façon, chacune peut partager son expérience et son vécu.

La réunion se conclut sur la « météo de fin », qui nous permet de vérifier si ce temps passé ensemble a été constructif pour celles dont la météo était en berne !

Pourquoi un réseau uniquement féminin ?

Je n’avais pas d’objection particulière concernant d’autres réseaux mais l’horaire et la périodicité me convenaient en plus de, comme je l’ai évoqué plus haut, l’importance accordée au développement, et j’ai présumé que d’autres femmes comprendraient mieux mes propres contraintes personnelles, familiales, et mes problématiques.

Certains pensent que le genre ne prédispose pas de la personnalité et qu’il faut lutter contre les stéréotypes de genre.

D’autres plaident justement pour la mixité, partant du principe qu’hommes et femmes s’enrichissent mutuellement par leurs différences. Où vous situez-vous ? Qu’est-ce que les femmes ont en commun ?

Pour ne rien vous cacher, c’est une réflexion que j’ai eue avec moi-même ! C’est un sujet mais, dans l’esprit de sa fondatrice, Bouge Ta Boîte n’a pas été créé en opposition par rapport aux hommes.

Bouge Ta Boîte ne veut pas enfermer dans des stéréotypes, justement. L’idée est de véritablement coacher spécifiquement les femmes dans un environnement certes bienveillant, mais aussi exigeant. Les chiffres le prouvent : il existe une problématique spécifique aux entrepreneures. Néanmoins, Bouge Ta Boîte donne également la parole à des hommes, notamment lors de conférences qui nous permettent d’enrichir notre réflexion.

C’est un réseau qui s’est construit à partir de constats factuels et non d’une idéologie particulière, ce qui n’empêche pas à chacune d’avoir ses propres convictions.

Enfin, pourquoi avoir choisi le centre Amadeus ?

Bouge Ta Boîte fonctionne avec des partenariats ; la BNP nous accueilli quelques temps avant  le confinement et la crise épidémique.

C’est notre animatrice Sud Est qui a pris contact avec le Centre Amadeus, qui est devenu notre entreprise « marraine ». L’avantage est qu’il se trouve dans le centre d’Aix-en-Provence et qu’il est très bien situé. En outre, les lieux se prêtent bien à nos réunions et nous avons le loisir d’y rencontrer d’autres entreprises.

Nous avons repris les réunions en présentiel depuis début janvier, après  le confinement de fin d’année  et des réunions en visio conférences ; bien sur les salles  mises à disposition  nous permettent de respecter  toutes les mesures barrières. Je rappelle qu’il s’agit de réunions de travail, et non de loisir !

*Pitcher : issu du milieu des startups, cet exercice avait pour but initialement de présenter en 30 secondes ou quelques minutes tout au plus son métier et ses atouts à des investisseurs ou des jurys dans le but de les convaincre d’investir ou de gagner un concours.

Le modèle Euridis : permettre à tous les jeunes d’accéder à une formation d’avenir et à des entreprises prestigieuses

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Euridis est un établissement d’enseignement post-bac, reconnu par l’état,et qui forme aux métiers de la vente et de la négociation commerciale dans le Numérique, Digital, l’Innovation et l’industrie.

BTS, Bachelor (Bac+3 ou 4), Master (bac+5)… L’école fondée en 1992 par l’ancien Directeur commercial d’ATOS présente à Paris, Lyon, Toulouse, Nantes et Aix-en-Provence, ne délivre que des titres RNCP et affiche des taux d’employabilité à faire pâlir d’envie un bon nombre d’établissement d’enseignement supérieur.

Sa spécificité ? Les études sont gratuites, voire rémunérées lorsqu’effectuées en alternance.

Installé depuis peu dans le centre d’affaires Amadeus, le campus aixois est dirigé par Adrien Gouvier, lui-même ancien Euridissien parachuté depuis Lyon. C’est peu dire que ce directeur affiche un dynamisme et une confiance qui contraste avec le discours ambiant sur les études supérieures et le marché de l’emploi. Mais peut-être a-t-il de bonnes raisons.

Nous avons voulu en savoir davantage. (suite…)

« Oui, le capital est important. Mais ça ne suffit pas à convaincre un financeur pour obtenir un crédit professionnel » Valérie Dayon et Isabelle Pinon d’Access Credit Pro

« Oui, le capital est important. Mais ça ne suffit pas à convaincre un financeur pour obtenir un crédit professionnel » Valérie Dayon et Isabelle Pinon d’Access Credit Pro

De plus en plus technique et procédurier.

C’est le constat que font les spécialistes du crédit professionnel, et avec eux, les dirigeants de TPE, PME, professions libérales, artisans et commerçants ayant recours à des emprunts bancaires.

Et les occasions de solliciter un crédit professionnel sont nombreuses : création d’entreprise, reprise, développement, travaux, acquisition de matériel… Or, le surplus de démarches administratives conjugué aux nouvelles orientations commerciales réduisent les chances pour les requérants d’obtenir ledit prêt. C’est ainsi qu’émerge le métier de l’intermédiation bancaire, bien plus développé en Europe du nord par exemple -30% des prêts professionnels- et au Canada -50% des prêts professionnels- (source). Des courtiers, rompus à l’exercice du montage de dossier, se proposent d’obtenir les meilleures solutions de financement pour des dirigeants parfois un peu déboussolés.

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Location de bureaux : pourquoi ils ont choisi le centre Amadeus

Location de bureaux : pourquoi ils ont choisi le centre Amadeus

Le choix de locaux professionnels est une étape importante dans la vie d’une entreprise.

Importante et délicate.

Car le choix que vous faites aujourd’hui aura des répercussions demain sur les opportunités de votre entreprise, sur les talents que vous attirerez, et sur l’image que vous aurez auprès de vos clients et partenaires.

En effet, le choix d’un local professionnel a de nombreuses implications, au-delà de la simple charge financière.

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« Le métier de la transmission d’entreprise nécessite une approche psychologique autant que technique » Pascal Faucon – Synercom

« Le métier de la transmission d’entreprise nécessite une approche psychologique autant que technique » Pascal Faucon – Synercom

Pascal Faucon est l’un des huit gérants associés de Synercom.

Ce réseau national, présent également en Espagne, au Maghreb et en Allemagne, s’est spécialisé depuis 30 ans dans l’évaluation, la cession et l’acquisition d’entreprises avec un chiffre d’affaires annuel compris entre 1 million et 30 millions d’euros.

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Jean-Joël Fraizy du CIBC : « De plus en plus de diplômés bac+5 veulent se former à l’agriculture, aux métiers de la nature, à l’artisanat »

Jean-Joël Fraizy du CIBC : « De plus en plus de diplômés bac+5 veulent se former à l’agriculture, aux métiers de la nature, à l’artisanat »

Il y a environ 30 ans, la question de l’orientation professionnelle commençait à peine à se poser.

C’est dans ce contexte qu’ont été conçus un certain nombre d’outils et de méthodes, dont le bilan de compétences. Et c’est dans ce contexte que sont apparus les premiers Centres Interinstitutionnel de Bilan de Compétences (CIBC).

2018 – Face à la réforme sur la formation « Pour la liberté de son choisir son Avenir Professionnel » qui vient d’être adoptée, Jean-Joël Fraizy, membre et administrateur de la Fédération Nationale des Centres Interinstitutionnels de Bilan de Compétences (FNCIBC), et directeur du CIBC Alpes-Provence, est en première ligne. Il a d’ailleurs animé un atelier au Centre Amadeus début octobre à ce sujet.

Quel regard porte-t-il sur l’entreprise et la place qu’elle accorde à la formation et l’orientation professionnelle de ses salariés ?

Quelles sont les problématiques de la formation à venir ?

Enfin, quelle place donne le CIBC Alpes-Provence au numérique dans son travail d’accompagnement ?

Nous lui avons posé toutes ces questions lors d’un entretien.

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